Grand Théâtre de Genève

11, boulevard du Théâtre

(Pendant la durée des travaux de rénovation le Grand Théâtre a provisoirement emménagé dans l’Opéra des Nations, dans le quartier des organisations internationales).

Avenue de France 40, 1202 Genève

Téléphone: +41 (0) 22 322 50 00

www.geneveopera.ch

Direction du GTG

Directeur général: Tobias Richter
Secrétaire général: Claus Hässig
Responsable des Ressources Humaines et juriste: Lucienne Ducommun
Directrice technique: Françoise Peyronnet
Directeur du ballet: Phillipe Cohen
Conseiller artistique et dramaturge: Daniel Dollé
Chargé de la production artistique: Markus Hollop
Chef des chœurs: Alan Woodbridge
Responsable marketing et communication: Mathieu Poncet

UN GRAND THÉÂTRE À TAILLE HUMAINE

L’histoire du théâtre à Genève remonte au début du XVIIIème siècle, lorsqu’en 1738 s’ouvre à Genève une première salle de spectacles située au Jeu de Paume de Saint Gervais. Mais l’année suivante, l’entrée de la ville est interdite aux comédiens : le théâtre est contraint de fermer.
En 1766, un théâtre en bois est bâti au parc des Bastions, qui brûlera deux ans plus tard. Genève ne reste pas longtemps sans salle, puisque le 18 décembre 1783 s’inaugure le Théâtre de Neuve. Il sera démoli entre 1878 et 1880 après moins de cent ans de vie.
En 1874, le conseil municipal vote un crédit de construction qui permettra à l’architecte Elysée Goss, s’inspirant du modèle parisien, de poser la première pierre d’un théâtre qui se positionnera rapidement à la dixième place des théâtres européens. Il est inauguré le 4 octobre 1879 avec une représentation de Guillaume Tell de Rossini.
Des deux dernières décennies du siècle, on retiendra deux faits marquants : Genève fait représenter Lohengrin avant Paris, tandis que Massenet en personne vient se faire applaudir au Grand Théâtre.
Dans la première moitié du XXème siècle, on assiste à un lent déclin de la qualité des spectacles, la saison 1926-1927 comprend moins de vingt représentations en tout : le Grand Théâtre se voit dans l’obligation de congédier l’orchestre et la troupe.
En 1934, le théâtre est réorganisé par la Société romande des spectacles. Des chefs prestigieux dans la fosse – Ansermet en tête – et de grands chanteurs sur scène drainent un public nombreux qui reprend le chemin de la salle.
Le 1er mai 1951 à 12h08, un essai pyrotechnique lors de la répétition générale de La Walkyrie tourne au drame. En trois heures, la scène et la salle sont détruites par un incendie. Seuls seront sauvés les espaces publics, l’entrée et les foyers. Le conseil administratif engage immédiatement des études en vue de la reconstruction et fait élaborer des avants-projets. Le crédit des 14 millions nécessaires à la construction fut voté par le conseil municipal. Après référendum, il est refusé par le souverain le 30 juin 1953.
Après de nombreuses péripéties, un projet, fruit de la collaboration de deux architectes – Zavelani-Rossi de Milan et Schopfer de Genève – est adopté définitivement en 1957. Les crédits votés (11,6 millions), le chantier est ouvert le 15 mars 1958. Pour la décoration du plafond et du rideau de feu, le conseil administratif fait appel au peintre et décorateur Jacek Stryjenski. Le coût total des travaux s’élèvera finalement à 26 millions de francs.
Le Grand Théâtre peut rouvrir ses portes le 10 décembre 1962 en représentant Don Carlos de Verdi. La Fondation du Grand Théâtre est installée et assume désormais la fonction d’organe de gestion. Plusieurs directeurs se succèdent à la tête du Grand Théâtre : Marcel Lamy, Herbert Graf, Jean-Claude Riber, Hugues Gall, Renée Auphan, Jean-Marie Blanchard, et depuis juillet 2009, Tobias Richter.
Après plus de trente ans de fonctionnement, la machinerie des cintres est refaite pendant la saison 1995-1996 et les productions du Grand Théâtre se délocalisent au Bâtiment des Forces Motrices, dans la salle Turrettini construite à cet effet. La nouvelle machinerie du Grand Théâtre est inaugurée en 1996 par une représentation du Chevalier à la Rose de Strauss.
Aujourd’hui, le Grand Théâtre propose une centaine de levers de rideau par saison. Il produit lui-même la majorité de ses spectacles grâce à ses chœurs, sa compagnie de ballet, ses services techniques, ses ateliers de décors et costumes. Par ailleurs, il collabore étroitement avec l’orchestre de la Suisse romande, qui prend part à la quasi-totalité de ses représentations, ainsi qu’avec l’Orchestre de Chambre de Genève.
Institution phare de la ville de Genève et de la Suisse romande, le Grand Théâtre compte plus de 6′000 abonnés. Leur confiance et leur fidélité rendent possible une programmation variée et souvent audacieuse. Par des actions envers le jeune public, des collaborations régulières avec d’autres institutions de la région et des accueils prestigieux, il met en œuvre une politique d’ouverture dont son excellent taux de fréquentation est le fruit.

Caractéristiques du nouveau théâtre :

Places : 1488, soit 593 au parterre, 360 en première et seconde galerie, 535 à l’amphithéâtre
Rideau de feu : 12 tonnes
Scène : 17,6 m par 9 m d’ouverture de cadre de scène et 31 m de profondeur de plateau
6 ponts de scène avec une course de -8,67 m à +2 m
scène tournante de 14,5 m de diamètre
dorsale de 10 m par 17 m
vide des cintres : 30 m (tour de scène)
Fosse d’orchestre : 18 m par 5,7 m sur trois ponts amovibles

Les dimensions ci-dessus sont indicatives, seules les informations fournies par le théâtre feront foi.

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